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Lorsque Steam me promet un jeu d’horreur indé au look un peu point&click, je croise les doigts pour qu’il n’y ait pas d’action ou d’aspect try&die. Dans le titre The Cat Lady, il y a le mot « chat » ; le jeu nous propose des frissons, du gore, une ambiance sombre et glauque. Voyons tout cela de plus près.

The Cat Lady est un jeu indépendant, développé par Harvester Games et sorti en décembre 2013 sur PC. C’est un jeu d’horreur psychologique, au style très narratif. Entendez par là qu’il y a peu d’interactions possibles et donc la difficulté est moindre. Ce qui compte, c’est l’ambiance. Ceci dit, ce n’est pas pour autant que le jeu est facile. Pour ceux qui souhaitent ne faire aucune erreur et débloquer toutes les possibilités de scénario, il faudra être extrêmement minutieux, attentif… et parler anglais !

Plongez dans un univers angoissant

Pour l’ambiance, on est servis : le jeu commence par le suicide d’une femme, Susan Ashworth. Sauf que son heure n’est pas vraiment venue : dans un monde entre la vie et la mort, elle va y rencontrer une femme. Cette dernière va lui donner l’immortalité en échange d’un service. Pour quelqu’un qui voulait mourir, c’est loin d’être le cadeau idéal. Susan va donc revenir à la vie et se mettre à traquer 5 personnes pour honorer son contrat.

Le jeu nous plonge dans un univers gore, angoissant… creepy. Les décors sont très sympa, bien que j’ai un peu plus de mal avec le style pixelisé des personnages. La plupart des écrans sont en noir et blanc avec quelques touches de couleur, ou dans des tons très saturés. C’est un parti pris artistique marqué, propice à l’angoisse et au gore. J’adore !

Une bande-son sans fausse note

La bande-son colle à l’univers, avec des musiques aux sonorités de metal industriel, de musique grunge ou de piano. On n’a parfois aucune musique, uniquement des bruits de portes, de cœur qui bat, de coups de barres métalliques… J’aime beaucoup les voix des doubleurs. Cette héroïne à la voix douce et cassée m’hypnotise, je pourrais l’écouter parler des heures. Certains personnages ont un accent exotique que je n’ai pas reconnu, lorsqu’ils parlent anglais, mais qui n’est pas pour me déplaire. Les voix des doubleurs donnent du sens à l’ambiance glauque.

S’il devait y avoir un point négatif, ce serait le rythme du jeu, que je trouve très (trop ?) lent. C’est un jeu narratif, et je fais partie des personnes qui ont besoin d’interagir au max avec leur jeu. Cliquer partout : c’est mon truc. Si j’ai beaucoup aimé les phases de jeu à proprement parler, j’avais toujours très envie d’accélérer les cinématiques. Ceci dit, je pense que cette lenteur colle à l’état d’esprit de Susan, il faut simplement prendre le temps de plonger dans son univers mélancolique.

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